L'AUTEUR

Marie-Christine Bellosta

Marie-Christine Bellosta est maître de conférences en littérature française à l'Ecole normale supérieure. En savoir plus...

DOCUMENTATION

Edito

De la maternelle aux premiers cycles universitaires et à l’IUFM, notre système éducatif va mal. Au niveau individuel, les effets de cette dégradation sont diversement ressentis par les élèves, les étudiants, les professeurs, les parents d’élèves, les employeurs… Au plan collectif, c’est un immense gâchis : en gaspillant les talents de sa jeunesse, la France dilapide ses chances d’avenir.
Il est urgent de rompre avec les illusions doctrinales et les erreurs qui ont conduit notre système éducatif dans cette impasse, et de débattre ouvertement des solutions qui se proposent.

29 nov. 2007

Du lycéen violent à l’école en flammes : nécessité de refonder l’école

Le 21 novembre, à Loos (Nord), dans un lycée professionnel privé sous contrat, une jeune femme de 26 ans professeur de français a été attaquée dans sa classe, à coups de poings et de pieds, par un élève de Seconde, un garçon de 15 ans (1). Le lendemain, elle recevait un coup de téléphone du président de la République, puis une visite du ministre de l’Éducation nationale, qui « exprimait à l'enseignante blessée le soutien indéfectible de l'institution scolaire » (2). Pendant ce temps, l’agresseur était remis à la police par sa mère, puis présenté à un juge pour enfants.
Triste histoire. Si on l’arrêtait là, on pourrait au moins penser que notre jeune collègue peut être rassérénée par la réaction de « l’institution ». Hélas, des professeurs d’IUFM ont fait entendre un couac dans ce concert de discours décents. Le dimanche 25, sur France-Info, on entendait une enseignante et un directeur-adjoint d’IUFM expliquer que, si des élèves agressaient leurs professeurs, c’est que ces professeurs n’étaient « pas assez bien formés » et qu’ils se laissaient, par maladresse, enfermer dans des « pièges » (3). Ainsi donc, si les professeurs prennent des coups, c’est de leur faute ? De même, si des casseurs mettent le feu au groupe scolaire de Villiers-le-Bel et à sa bibliothèque, c’est sans doute la faute aux bibliothécaires.
Il y en a assez de ces raisonnements absurdes qui visent cyniquement à justifier l’existence des Instituts universitaires de formation des maîtres (alors que la religion pédagogiste a du plomb dans l’ail) et à culpabiliser les professeurs. Les jeunes profs sont d’ailleurs prompts à culpabiliser : « c’est bizarre, confie la collègue blessée à Loos, d’être à la fois victime et considérée d’un coup comme l’égérie de l’Éducation nationale, alors que les événements que j’ai vécus sont quand même dus à une situation d’échec. Pas de mon action uniquement, mais tout de même ».
Il faut rassurer cette jeune femme : non, ce n’est pas elle qui a « échoué », c’est l’Éducation nationale qui a atteint le fond, s’étant sabordée pendant 25 ans d’idéologie contre-productive, c’est l’Éducation nationale qui n’aurait jamais dû envoyer dans sa classe un lycéen fabriqué sur le modèle de son agresseur. Il faut aussi moduler l’étonnement de Mme Christine Boutin qui, à « Télé-Matin » (France 2), mercredi 27, jugeait « inexplicable » que les émeutiers de Villiers-le-Bel eussent brûlé un groupe scolaire et sa bibliothèque.
Personnellement, je trouve ces destructions choquantes, inadmissibles, mais il ne me paraît pas "inexplicable" qu’on saccage une école si on estime qu’on n’y a rien appris, qu’on brûle une bibliothèque quand on ne sait pas lire, ou qu’on s’en prenne à une agence ANPE si l’on comprend qu’on a été si peu formé qu’on est inemployable. Les banlieues populaires abritent, on le sait, de nombreux jeunes quasi-illettrés et sans qualification : tous les ans, parmi les adolescents qui quittent l’enseignement secondaire, 6% environ en sortent sans rien ou munis du seul brevet, et les Journées d’appel de préparation à la Défense (JAPD) ont détecté en 2006 11,7% de jeunes gens « en difficulté de lecture » (14,8% des garçons, 8,5% des filles). Même en l’absence (regrettable) de statistiques fines, on est prêt à parier que ces garçons-là viennent plus souvent de familles non francophones ou francophones illettrées que de vieilles familles françaises, et plus souvent de Villiers-le-Bel que de l’île de la Cité.
Et est-ce si surprenant qu’un lycéen « pro » de 15 ans s’énerve au point d’agresser son professeur de français de LEP, étant donné ce que l’école est devenue ? Mettez-vous un instant dans la peau de l’un d’entre eux. Imaginez qu’à l’école primaire, on ne vous ait pas bien appris à lire (certaines méthodes sont désastreuses), on ne vous ait pas appris le vocabulaire français, ni la grammaire, ni l’orthographe (les programmes sont très pauvres et les méthodes prescrites sont inefficaces), on ne vous ait pas inculqué le respect de l’autorité (certaines pédagogies s’y prêtent peu). Imaginez qu’ensuite, vous avez subi quatre ans de collège sans jamais doubler (la « fluidité des tuyaux » épargne les deniers publics) mais sans jamais « toucher une bille » non plus, parce que vous ne possédiez pas les bases et qu’on ne vous les donnait toujours pas : vous êtes donc sorti du collège presque aussi ignorant que de la communale, « la haine » en plus. Imaginez qu’après cela, on vous ait casé dans un lycée professionnel dont vous n’avez pas choisi la spécialité, dont les perspectives professionnelles vous dépriment, et que vous deviez y écouter des professeurs qui vous parlent une langue française normale mais trop élaborée pour vous, et qui réclament de vous des exercices sans rapport avec vos capacités et des comportements sans rapport avec vos habitudes. Imaginez, au total, qu’une colère impuissante vous habite, mais que vous n’ayez pas les mots pour la dire, ni même pour la penser.
Oui, la refondation de l’école est urgente et le premier chantier doit être l’école primaire. Le travail à mener est vaste : recomposer les horaires pour qu’ils privilégient l’apprentissage de lire-écrire-compter-calculer et la maîtrise de la langue française orale et écrite, rédiger de nouveaux programmes qui soient progressifs, cohérents et instructifs (et les écrire non par cycle mais par année, pour mieux guider les enseignants), revoir les procédures d’évaluation des compétences des élèves, créer les conditions techniques d’une liberté pédagogique réelle et y associer l’obligation de résultat, réaménager la formation des professeurs d’école (et donc : revoir les maquettes de licence et de concours de recrutement, créer des bourses au mérite, redéfinir le fonctionnement des IUFM…)…
Bien sûr, pareille réforme ne se fera pas sans mécontenter l’une ou l’autre des diverses corporations administratives ou savantes dont les intérêts particuliers ou les susceptibilités à vif sont attachés au statu quo. Mais à la lueur des écoles qui brûlent, il devient très clair que l’intérêt général est préférable à la somme (d’ailleurs introuvable) des intérêts particuliers.
(1) Témoignage de ce professeur dans « La Voix du Nord » : www.lavoixdunord.fr/journal/VDN/2007/11/23/REGION/ART862161.phtml
(3) France-Info a omis (?) de référencer cette calamiteuse chronique sur son site virtuel.
Très bon premier billet. J'ai 40 ans et je cite toujours l'exemple de ma grand-mère, d'un milieu très modeste et qui, alors qu'elle n'avait que le certificat d'études, avait une orthographe parfaite. Mais M. Mérieux doit trouver ça complètement ringuard.
Je salue l'ouverture de votre blog en mettant un lien sur Mezetulle, où vous trouverez quelques textes en convergence avec votre propos.
Cet article à l'avantage de présenter en quoi la situation actuelle n'est pas prête d'évoluer. On peut certes revoir le Programme, revaloriser les Professeurs, moduler les Horaires mais tant que l'Education Nationale persistera à Refonder au lieu de s'adapter, elle passera à côté de sa mission. Baignés dans un monde marchand, les éleves développent des reflexes de survie quotidienne d'évaluation du discours, de jugement immédiat et des comportements agressifs de sécurisation individuelle. Si l'école ne prend pas la peine de leur EXPLIQUER en quoi les Savoirs et les Compétences qu'elle leur livre ont une utilité, une valeur, à court ou long terme, elle n'est pas crédible. Le "client" s'en prend au "vendeur" qu'il a devant lui parce que la "promesse produit" n'est pas claire. Autrefois, la discipline sociale faisait qu'on se conformait plus facilement à des ainés mais ce modèlen'existe plus. Il faut convaincre. Mais qui, dans cette forteresse bouffie d'impunité et de carriérisme qu'est l'Educ Nat fançaise, est en mesure d'admettre que l'école subit la concurrence du marché ? Prof à vie ? Ce modèle néfaste est le premier morceau, peut être le seul, à refonder. Formons des gens de 45-50 ans, ruches d'un passé professionnel divers, à devenir des profs respectables, commerçants des Bonnes Bases et nous aurons fait quelque chose de nouveau et de positif.
Je suis écrivain et professeur d'université, après dix ans dans le secondaire. Ma mère est institutrice. Elle a toujours obtenu des résulats excellents avec les méthodes anciennes et constate les ravages de la nouvelle pédagogie. Je viens de publier un ouvrage sur le désastre universitaire (Université : la grand illusion). Votre analyse est excellente et pondérée. Bravo. Mes anciens étudiants qui sont passés par les IUFM en sont sortis révoltés par la bêtise dogmatique qui y règne. Cela fait plus de dix ans que l'on se bat pour tenter de faire entendre tout cela, et je crains que la lutte ne soit pas finie.
Je suis institutrice dans un village et je vous ai écoutée avec beaucoup d'intérêt sur France Culture aujourd'hui même tant il est vrai que nous manquons de structure et que nous ne savons pas toujours comment enseigner devant le flot des méthodes pédagogiques. Je fais alors appel à mon bon sens pour transmettre des bases qui me semblent incontournables en école élémentaire, même si je me sens un peu en dehors des mouvements pédagogiques du moment (pédagogie du projet). Le projet pour les enfants de cet âge n'est-il pas d'apprendre à lire, écrire et compter dans le cadre de l'institution scolaire ?
Beaucoup de personnes pensent ainsi. La nouveauté c'est que depuis quelques années la parole se libère. Je suis professeur d'histoire géographie dans un collège et j'ai pu constater impuissant l'emballement du système et les graves dommages sur les connaissances et les aptitudes d'une majorité d'élèves y compris pour ceux qui obtiennent des bons résultats. Le problème le plus urgent c'est celui de la langue française. Il y a une quasi impuissance à dire, décrire, raisonner faute d'un apprentissage du vocabulaire et de la grammaire. L'école primaire a été dévastée par une pédagogie expérimentale et par une sorte de complexe bien français pour la hiérarchie. A la fois on aime l'égalité mais simple instituteur on voudrait faire le travail du professeur de collège et le profeseur de collège voudrait faire celui du professeur de lycée etc... Si bien que les instituteurs appelés désormais professeur des écoles ont accueillis comme une reconnaissance tout le jargon pédagogique. Bien sûr il y a eu aussi des instituteurs qui ont tenté de résister mais face aux réunions pédagogiques en présence de l'inspecteur, ils ont été plutôt impuissants. Le décloisonnement du français au collège a entamé le peu de connaissances acquises par les élèves. Désormais la grammaire se fait à partir d'un texte sans grande cohérence et la plupart des élèves sont perdus. A cela s'est ajouté dans les années 80, la frénésie des sorties scolaires -qui sont aujourd'hui revenus pour des raisons de responsabilité juridique à un étiage plus cohérent - et une école de l'innovation qui essaye de combler tous les manquements de notre société (sécurité routière, prévention du sida.....)pourtant les élèves n'ont plus de quoi se laver les mains avant de déjeûner à la cantine (en cas d'épidémie de grippes sévères ?). Les heures d'enseignement sont vites évaporées mais l'institution est toujours très favorable aux projets qui consistent à sortir les élèves de la classe ou pour y mettre des personnes extérieures. Dans l'émission Question d'Ethique sur France Culture vous avez parlé de trahison de la République. C'est bien cela et pour souvent pour les meilleures intentions du monde. Merci pour votre engagement
C'est avec un grand soulagement que je vous ai écoutée ce matin sur France Culture. Car depuis quelques années, je cherche à comprendre les dégâts que je vois autour de moi. Je suis professeur en BTS. Malheureusement, la rareté aujourd'hui, dans une promotion de 35-40 bacheliers, est l'étudiant ou l'étudiante qui maitrise le français et les fondamentaux en mathématiques. Rare... Voire très rare. Et je ne parle pas des lacunes abyssales en littérature, en culture en général. Je rencontre, chaque année, plus de difficultés à faire mon métier. Je ne vous donnerai pas de détails. Mais cette année, pour la première fois de ma carrière, j'ai fait un cours de conjugaison alors que le français n'est pas ma matière. Dans le cadre de mon travail, je suis beaucoup en contact de cadres et chefs d'entreprise dont les exigences, elles, n'ont absolument pas diminué ! Auxquelles tôt ou tard sont confrontés nos étudiants. Et j'en vois de plus en plus qui vivent de vrais cauchemars en entreprise lors de leurs stages, tout simplement parce qu'ils ne maitrisent pas la langue française. Je suis passée par la case IUFM. J'avais alors 35 ans et de l'expérience aussi bien au niveau de l'enseignement que du travail en entreprise. Je me suis crue dans la 4ème dimension... C'est tout simplement scandaleux. Une idéologie à laquelle on ne peut se soustraire et qui est, encore aujourd'hui, largement véhiculée par des enseignants, des chefs d'établissement et des inspecteurs. Et qui, personnellement, me met hors de moi. Malheureusement, minoritaire dans mon établissement, je suis obligée de me faire toute petite. Dans mon lycée, ce sont ces derniers qui règnent. Je me dis bien souvent que si, enfant, j'avais eu le malheur de suivre les cours de ces personnes, je ne serais pas aujourd'hui agrégée. Je suis prête à vous apporter des témoignages.
Je suis professeur de Lettres en collège de ZEP et j'enseigne , en tant que Professeur certifié, depuis plus de trente ans : j'ai enseigné du collège à l'Université et j'ai volontairement quitté l'université en 1995, constatant que les étudiants de Lettres étaient illettrés et que le "soutien" était déjà en vigueur en faculté à cette date-là. J'ai écouté avec un grand intérêt votre entretien de ce matin avec Monique Canto-Sperber sur France Culture. Je partage toutes vos options, notamment le fait que la pédagogie actuelle n'explique pas à elle seule l'effondrement du système scolaire de la maternelle à l'université incluse, car le manque d'exigences des programmes en vigueur est lui aussi largement responsable. Vous avez aussi raison de dire que "la République a trahi en croyant bien faire", qu'elle " a abandonné à leur sort les enfants défavorisés". Néanmoins, je suis moins sûre que vous que "la République ait voulu bien faire" quand on sait QUI a bâti les programmes absurdes de l'école primaire et de tout l'enseignement secondaire, singulièrement en ce qui concerne l'enseignement de la langue et de la littérature. Enfin, je ne partage pas l'optimisme que vous exprimez à la fin de l'émission lorsque vous dites que les enseignants soit anciens avec leurs habitudes, soit jeunes en imitant les anciens " sont prêts à reprendre en charge un enseignement de qualité". Je vois en effet ce qui se passe dans les classes actuellement et cela ne m'incite pas à l'optimisme : comment des professeurs censés peuvent-ils appliquer sans sourciller les programmes de français de Monsieur Viala, Président du groupe d'experts de Lettres, programmes qui enseignent la linguistique de pointe à des élèves de sixième qui ne savent pas lire, programmes qui prônent en outre, au nom d'un technicisme effrayant de prétention et de préceptes aussi jargonnants qu'ineptes, une déshumanisation complète de l'enseignement de la littérature ? Comment être optimiste quand on sait dans quelle langue certains enseignants de Lettres - et d'autres disciplines naturellement - s'adressent à leurs élèves, au prétexte que les élèves ne comprennent qu'une langue proche de la leur? Comment être optimiste enfin quand le Professeur de Lettres que je suis, s'est vu récemment reprocher par sa hiérarchie - je cite - " de parler trop bien le français à ses élèves" ? Il y a décidément beaucoup de travail à faire à tous les étages du "mammouth" et il convient de manière urgente de former sérieusement les enseignants à leur discipline plutôt que de leur assener une idéologie iufmesque débilitante. Il convient aussi que la hiérarchie, à tous ses niveaux, soit convaincue qu'il est impératif que les professeurs s'adressent à leurs élèves dans une langue irréprochable car cette langue est la clef de leur avenir : parler aux élèves dans une langue proche de la leur c'est les enfermer définitivement dans leur déterminisme social quand la famille n'est pas là pour pallier les graves lacunes de l'école de la République qui a très gravement failli. Mireille Grange.
Je n’ai pu entendre que la fin de votre intervention à « Question d’éthique ». Excellent ! J’aurais bien aimé ré-écouter la totalité de l’émission. Mais, cela semble ne pas fonctionner sur le site de France-Culture. Est-ce général ? A propos de votre analyse « Du lycéen violent à l’école en flamme », je souscris à l’ensemble de vos assertions. Avec un petit bémol, toutefois : je ne suis pas totalement sûr que la déculturation des jeunes soit la cause unique des violences aveugles que nous subissons de plus en plus régulièrement. Autrement dit, prenons l’hypothèse d’enfants des cités bien formés, sachant lire, écrire, compter et penser de manière autonome. Cela ne nous garantirait pas de la violence. Ce serait une autre violence, plus construite, la violence des thésards qui ne trouvent pas de boulot, la guérilla des « bac+5 »… Ce deuxième type de violence serait autrement plus dangereux pour « les » pouvoirs politiques, quelles que soient leurs couleurs. Pour faire écho à vos paroles, je me permets de recopier ici quelques idées que j’émettais il y a quelques jours sur le forum de « Lire-Ecrire » ( http://www.lire-ecrire.org/index.php?action=forum&subaction=message&id_sujet=42902&id_chambre=1643&aff=0&page=0 ) : « Romain, bonsoir. Je vous remercie pour vos excellentes explications. Je partage votre sentiment sur le mythe du « je me construis seul, je ne dois rien à personne ». J'ai bien remarqué cette propension du monde à laisser ses jeunes vaquer sans guides, sans structures. Dès le plus jeune âge, il faut qu'il apprenne à construire lui-même ses propres savoir. Il faut qu'il sache au plus vite effectuer des recherches bibliographiques, qu'il pratique des Travaux Personnels aussi peu Encadrés que possible. J'en reviens à l'un de mes dadas : pour quelles raisons mystérieuses pratique-t-on cet abandon si précoce de l'éducation des jeunes ? - parce que l'enfant a en lui les connaissances qui lui seront nécessaires, et qu'il suffit de les lui faire accoucher ? - parce qu'il est vain de gaver un enfant de connaissances qu'il n'a pas expressément demandées ? - parce que cela coûte trop cher de former un futur ouvrier à une pleine citoyenneté ? - parce que notre pays n'a plus que les moyens de former une petite élite ? Je continue de penser que la réponse est un condensé de tout cela : collusion entre l'idéologie pédagogiste et le réalisme gestionnaire, collusion que partagent tous les pays développés, semble-t-il. Le résultat de tout cela, le « jeune » qui sort de cette « fabrique », je ne dirais pas comme vous que cela le conduit à un « narcissisme morbide ». Je dirais que cela le conduit à un « opportunisme de survie ». Paradoxalement, cet enseignement qui n'en est pas un, cette absence de maîtres, cette absence de références, cette application de tous les instants à le laisser se dém… débrouiller en toutes circonstances, le jeune l'intègre fort bien… par la force des choses. Il est habitué dès le plus jeune âge à ne compter que sur lui-même. Il est donc hautement adaptable, rétif à la hiérarchie. Il hésite à s'engager. Spectateur du monde, plus qu'acteur. Une autre caractéristique, il « compense ». Il compense ses manques en orthographe, en grammaire, en calcul, en langues étrangères. Il pipeaute si nécessaire (voir Romain Dury dans « Les Poupées Russes »). Je ne saurais lui donner tort. Etant donné ce qu'il a subi, le « jeune » a créé des moyens de défense qui sont propres à cette nouvelle génération. Muni de ces pauvres outils, fera-t-il plus mal que notre génération, c'est difficile !!! Par bonheur, la vie est plus forte que les aberrations de l'école. Il n'empêche. Il faut sans relâche combattre pour réduire tout ce gâchis de compétences auquel nous assistons. C'est notre devoir républicain. » Merci, Madame, pour votre dévouement à la cause de la refondation de l’école. Philippe Brinon
J'avais fait des paragraphes, des sauts de lignes, de l'aération.... tout a disparu! Quel dommage!!!
Cessons de glorifier l'apprentissage de papis et mamies qui appartiennent bien à une autre époque. La société a totalement changé et évolue à toute vitesse, dans son rapport au savoir, dans son lien au livre, dans son rapport à l'autorité. Qu'on le regrette ou non, c'est ainsi. Alors, plutôt que de rechercher les solutions dans les marmites d'antan, inventons, innovons, ne jetons pas les pédagogues qui apportent beaucoup à notre réflexion et à notre pratique quotidienne de terrain. Le monde est complexe, la population des élèves est très différente d'autrefois (écoutez, pour le vérifier, l'émission de ce site de france inter : http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/nousautres/index.php?id=62459) pensons de manière complexe et non avec des recettes trop simplistes. Daniel Gostain Professeur des écoles
Il est amusant de constater que tous ceux qui défendent cette orientation de l’école ne puissent exprimer autre chose que des opinions dans le plus bas des registres de langue. Ce serait bien le diable si quelque jour l’un d’entre eux parvenait à écrire ne serait-ce qu'un texte argumenté, au lieu de se contenter de répéter servilement des slogans.
J’avais oublié que les liens n’étaient pas pris en compte sur cette plateforme. Copiez le second lien puis collez-le dans la barre d’adresse. Le premier lien se trouve au bas de la page qui s’ouvre alors, avec la possibilité expliquée ci-dessus d’enregistrer l’émission.
Merci, merci, merci beaucoup Mme Bellosta pour ce premier message. Je n'ai pas entendu votre intervention à la radio, mais c'est très rassurant de vous lire et de voir que le bon sens a encore droit de cité. J'ai 30 ans, cela fait 5 ans maintenant que j'enseigne l'espagnol, et j'ai déjà perdu la plupart de mes illusions quant à la bonne foi des grands architectes de notre système éducatif. Tant d'enfants sont en train d'être sacrifiés. J'ai eu des élèves de Terminale littéraire qui ne savaient pas lire correctement et qui ont quand même eu leur Bac... J'ai eu des élèves de collège qui sont passés dans la classe supérieure avec une moyenne générale de 6/20... Des étudiants incapables de se servir correctement d'un dictionnaire... Et des profs à l'Iufm qui ne se cachaient pas d'être là par simple carriérisme, ou pour finir planqués bien au chaud au creux des failles du système... Pour revenir à votre message, je vous recommande la lecture ou la relecture d'un discours de Laurent Lafforgue auquel j'avais assisté en septembre 2006 à Lille : "Pourquoi l'école ?" (http://www.ihes.fr/~lafforgue/education.html). Il y a une petite réflexion sur les raisons poussant les jeunes à brûler leurs écoles (pages 2 et 3). Je souhaite ardemment que vous teniez bon - car la foi et le bon sens font beaucoup de jaloux quand il sont peu partagés -, que vous soyez écoutée partout, et j'attends avec impatience un prochain message dans lequel vous parlerez du point de vue des enseignants qui sont envoyés sur la ligne de front dans les établissements les plus difficiles, loin de l'académie de leurs études, et qui se heurtent à la lourdeur administrative dès qu'ils souhaitent changer de situation pour ne pas régresser, ou bien à l'obtusité de chefaillons de moins en moins humains et de plus en plus puissants, etc. Je vous souhaite une bonne année, Grégoire B.
Merci Gostain! La mode qui consiste aujourd'hui à dénigrer les efforts que fait l'école fait des ravages. Les vieilles recettes ne sont plus adaptables à une société pluriethnique, rongée par le chômage, abêtie par des déferlantes consuméristes. Je m'attacherai à parler de l'école primaire où j'enseigne. Sans revenir sur le fait que les élèves d'aujourd'hui ont des connaissances bien plus variées que celles des condisciples de Mme Bollosta (dont je dois faire partie), je ne peux nier que parallèlement leur orthographe soit plus faible.Et alors? Posons-nous plutôt la question : "Quel est le rôle de l'école?" Serait-ce de transmettre des connaissances ou vaut-il mieux enseigner les moyens de se les approprier, oui, même les règles d'orthographe, puis surtout l'esprit critique. C'est élever le niveau d'exigence que de faire de la littérature à l'école, c'est donner du sens aux apprentissages et il faut arrêter de faire croire aux parents que nous ne faisons que cela et que nous avons abandonné de transmettre: nous transmettons les outils, ce qui est bien plus important qu'un déversement de savoirs. Ayant vécu et enseigné en France, en Afghanistan, au Cambodge, aux USA, en Italie, en milieu rural ,en milieu urbain, en milieu très favorisé, en ZEP, c'est maintenant, à cinquante ans, que je perds la foi enseignante, en entendant avancer des solutions aussi simplistes qu'un retour aux anciennes méthodes. On demande trop à l'école,certes,et si elle a besoin de soins, ce n'est pas des ventouses qui vont la guérir. J'aimerais prendre plus de temps pour "argumenter" mais l'école m'appelle....
Bien sûr, la langue ce n'est pas important. Un citoyen qui ne sait pas lire ni écrire correctement sera un citoyen incapable de lire un journal pour se tenir informé, incapable de comprendre son contrat de travail, incapable de faire valoir ses droits (car nos lois sont encore écrites, figurez-vous), incapable de contester une décision arbitraire, incapable de protester par écrit auprès d'un vendeur indélicat, incapable de lire un programme politique, incapable -- et c'est le plus important -- de s'instruire et d'acquérir librement une culture propre. Broutilles, car il possèdera cet "esprit critique" savamment inculqué par l'école. De quelle sorte d' "esprit critique" s'agira-t-il, in abstentia, sans langage pour le véhiculer ? Mystère. On trouve, dans le livre cité plus haut ("université, la grande illusion"), une remarque d'une grande justesse sur le platonisme des élèves et des étudiants. Ils évoluent dans un monde de pensées pures, privées du langage qui seul leur donnerait corps. Comme, en face, les pédagogues vivent aussi dans le monde des nuées (ah, la "métacognition" ! oh, la "mentalisation" !), l'équilibre se révèle finalement parfait, puisque les deux plateaux de la balance sont également vides. A force de retirer toute leur substance aux mots, on a transformé l'acte d'enseigner en dialogue de muets. Ou d'autistes. En somme, nous avons inventé quelque chose de parfaitement inédit : une société sans langage -- je veux dire sans langage signifiant, cohérent. Comme le disent les pédagogues, il s'agit bien d'une "révolution copernicienne". Il m'est avis que nous réaliserons bientôt, dans la douleur, qu'une révolution n'est pas forcément un progrès.
Madame, J'ai écouté "france culture" samedi 5 janvier à 12 h et suis ravie de ce que j'ai entendu ! J'ai apprécié la clarté du propos et l'aspect démonstratif ( vous avez cité des programmes) . Je suis professeur de Sciences de la vie et de la terre ( anciennes sciences naturelles) et suis membre de sauver les lettres. Je suis donc ravie que vous ayez pu vous exprimer avec une (relative ) large audience . Je constate de plus en plus les problèmes de langue rencontrés par mes élèves , pourtant d'un "bon lycée " de centre ville. Par ex , cette année, en S , en première et terminale, plusieurs élèves ont à plusieurs reprises dit ou écrit "une cellule ayant 2n chromosomes à 2 n chromatides " en croyant que ceci signifiait qu'un chromosome possédait une chromatide..........je les ai corrigés mais la faute perdure , puisque la langue n'est pas maitrisée . On ne peut enseigner ensuite correctement si les élèves ne comprennent pas vraiment ce qu'on leur dit . Continuez votre combat! Florence costa-chopineau
J'ai oublié d'ajouter que je ne partage pas votre optimisme. Ni sur la volonté de changement des professeurs, ni sur la volonté de changement de Darcos. Mes collègues en effet, même s'ils se plaignent du niveau des élèves, ne cherchent pas à analyser la situation et font confiance aux inspecteurs et aux autorités car ils supposent qu'elles détiennent la vérité , ou font ce qu'on leur dit car ils sont carriéristes.Très peu sont en fait convaincus du bien fondé des méthodes IUFM. Quant au ministre, je suis sûre que seule la logique économique le guide. Si ce n'éait pas le cas, il ne suppirmerait pas les cours le samedi par ex, et il ne supprimerait pas des postes par logique comptable uniquement .......Ce qui semble se dessiner avec la commission pochard ( quel nom ...) pour la revalorisation du métier d'enseignant ne va pas dans le sens que vous avez indiqué .
Je suis une de ces "mamies" évoquées par Gostain et à chaque rentrée, j'accueille dans mes classes de seconde des élèves littéralement anéantis,c'est à dire détruits, par les méthodes imbéciles qui ont été utilisées depuisa des années avec eux: ils ne savent pas le français, ils ne peuvent donc pas apprendre l'anglais -que j'enseigne. Surtout, surtout, comme c'est curieux, quand ils sont pauvres! Et j'ai souvent des pauvres, puisque dans mon lycée, nous avons l'option arabe... Ils ne parlent pas,ils ne vous regardent pas, ils ne lèvent pas la main, ils ne disent jamais quand ils ne comprennent pas, ils sont résignés, presqu'hébétés, de toute façon pour eux, le cours d'anglais avec ses "situations motivantes de communication" a souvent été une grande souffrance. Il faut tout recommencer à zéro et, ô miracle, avec une pédagogie EXPLICITE, ils comprennent, ils apprennent, ils refleurissent. La classe est harmonieuse, ils se passionnent pour l'existence des voix, des temps, des prépositions, des modes... Ils reconnaissent mon autorité, parce que l'autorité, c'est comme le respect, cela se mérite. Ils deviennent des élèves et je suis le maître. Et ma question est "Puisqu'ils peuvent le faire maintenant, pourquoi ne pas l'avoir fait à l'école primaire ou au collège? Quel dommage d'avoir à faire en seconde le programme de CM1, CM2 ou sixième. Quand ferai-je celui de seconde, qu'ils auraient compris tout pareillement?" Pourrait-on arrêter de dire que "les élèves ont changé", que l'école "a à intégrer aujourd'hui des populations très différentes de ce qu'elles étaient autrefois"? Les élèves n'ont pas changé et mon père, qui était instituteur dans les années 40,50,60, apprenait à lire à tous les élèves, même les enfants des ouvriers du bas-Meudon, même les enfants des paysans chassés par l'exode rural, même les enfants des immigrés espagnols. Mes élèves apprennent grâce à des méthodes trouvées "dans les marmites d'antan" et aussi dans mon bon sens et ma pratique quotidienne. Ce qui a été bon pour moi, c'est à dire un enseignement extrèmement progressif, où jamais une notion nouvelle n'était abordée sans que la précédente, dont elle dépendait, n'ait été comprise, apprise par coeur, manipulée lors de dizaines d'exercices et maîtrisée, est bon pour eux. Car ils appartiennent à la même espèce que moi. Pour tout ceci, je remercie madame Bellosta, que j'ai entendue à France-Culture. De tels exposés donnent le courage de continuer. Justement, demain, j'y retourne. Yvonne Cloarec, professeur d'anglais en lycée.
Voilà qui est dommage, Mireille MAS, car j’aurais bien voulu savoir de quels ravages il s’agit, autres qu’une montée de suspicion à l’endroit des méthodes critiquées. Pour ma part, j’ai aussi enseigné ailleurs qu’en France, au sein d’un système scolaire où règne l’esprit, disons pour faire vite, pédagogiste (constructivisme, pédagogie par objectifs, pédagogie par compétences, pédagogie du projet, car il y a bien une unité d’esprit au fond de cette diversité), et j’ai pu constater à quel point l’éducation y était sinistrée. Des connaissances plus variées, dites vous ? Aucune qui n’exige de chacun de nous plus de cinq minutes d’attention pour qu’il les possède lui-même (une vague débrouillardise en nouvelles technologies et quelques connaissances éparses glanées à la télévision). Les penseurs de ce système scolaire y allaient aussi de leurs morceaux de bravoure sur la situation contemporaine ; il consistaient en l’affirmation que nous étions dans une société qui n’était plus industrielle, mais post-industrielle, qu’il en découlait de profonds changements quant à l’exercice de l’autorité, qu’il nous fallait innover et que toute critique de ces vues reposait sur un passéisme stérile - témoignant en cela d’une conception vulgaire du cours magistral (ah, l’image du déversoir) et d’une incapacité à respecter la distinction élémentaire du fait et du droit. Que cela n’empêchât pas que l’indice de déterminisme social soit, dans ce pays, le plus fort d’Europe occidentale n’avait pas l’air de contrarier le sociologue qui faisait part de telles considérations. Or l’idée qu’en plus d’être l’actualité d’un pays, cette situation soit l’avenir de la France, comme si nous étions impuissants à tirer quelque leçon que ce soit du passé, est inacceptable, et on ne peut, en toute rigueur, laisser faire le cours actuel des choses.
Malheureusement, les ministres choisissent bien mal leurs conseillers. Le texte de 40 pages de Monsieur Bentolila sur les Maternelles ("La maternelle, au front des inégalités linguistiques et sociales")a de quoi nous "interpeller". "CES ENFANTS VENUS D’AILLEURS Selon un récent rapport de l’OCDE (mars 2006) les enfants de migrants accuseraient un retard scolaire moyen supérieur à deux ans par rapport à leurs pairs autochtones. Il y a là un défi à relever qui commence dès la maternelle car le rapport au savoir et aux acquisitions commence là. [...] L'échec scolaire massif des enfants de migrants avec ses paramètres sociaux et culturels, cet échec scolaire est un fait. [...] Cet échec scolaire précoce implique que les enfants sont marginalisés car exclus des circuits d'appropriation des savoirs ou du moins, de ceux qui sont les plus valorisés. Ces enfants sont violentés par ces échecs souvent cumulatifs et redondants qui commencent dès la maternelle et qui très vite trouvent des expressions anti-sociales. " Monsieur Bentolila s'accommode très bien de cet échec des enfants issus de l'immigration,puisqu'il continue à vendre ses méthodes mixtes Gafi le Fantôme, Un monde à lire, qui produisent les dégâts qu'il ose dénoncer si vertueusement. Comme le dit plus haut Madame Cloarec, ces "enfants venus d'ailleurs" ont les mêmes capacités pour apprendre que les petits "autochtones", à condition qu'on leur en donne les moyens. C'est surtout pour ces enfants, qui souvent ne peuvent bénéficier d'aucune aide à la maison, que l'école doit remplir son devoir d'instruction et d'exigences. Quant à ce passage : "Par la suite, dès la GS, on complètera ces ateliers par une réflexion sur le passage du faire à l’appris, c’est-à-dire tenter de trouver au-delà de la tâche la compétence travaillée). Ce travail sur le transfert pourra aller jusqu’à essayer de faire découvrir le lien entre certains apprentissages et des actes de la vie quotidienne : on a classé des mots, on a découvert qu’on peut utiliser un principe : l’ordre alphabétique. Si l’on connaît cet ordre, on peut facilement trouver un mot dans le dictionnaire. Un début de transfert pourra se faire quand un élève constatera que c’est le même ordre qui régit l’annuaire téléphonique, ce transfert sera total quand un autre proposera d’utiliser ce principe pour classer les recettes de sa mère ou ses vignettes de footballeurs). Il y a compétence quand l’élève sait, sait qu’il sait et sait à quoi pourra servir ce nouveau savoir, savoir être ou savoir faire. Cette découverte sera considérée comme un trésor que l’on va garder dans un carnet, que l’on consultera comme ressource lors de l’analyse d’une nouvelle tâche. " (P.23) cela relève de l'incantation, bien que le "pédagogisme" de Monsieur Bentolila y soit finalement exprimé. Un voeu (pieux?): que nos ministres sachent choisir leurs "conseillers", ce qui n'est pas le cas depuis plus de trente ans. Madame Bellosta, aidez-nous. Anne-Marie Valette.
Le ministre qui osera supprimer les IUFM et mettre tous les spécialistes en psycho pédago de la déconstruction cognitive en première ligne dans les collèges "difficiles" de nos chères banlieues, est- il seulement né? j'en doute!
Je partage assez volontiers votre point de vue, sauf en ce qui concerne l'introduction. Bien sûr cette jeune femme n'est coupable de rien, mais moi qui suis animateur socioculturel depuis des années, j'ai toujours été surpris par la chose suivante : alors que les enseignants sur les quartiers où je travaillais avaient du mal à obtenir le respect de leurs élèves, nous au centre social nous y arrivions. Et n'allez pas croire que nous disions oui à toutes les demandes. J'ai même du porter plainte, et pas contre x, contre un jeune qui avait cassé la photocopieuse. Jamais de violence physique (contre les personnes j'entends), même quand nous disions "non". Là ou un enseignant aurait surement pris des coups, nous pouvions imposer des actes à ces jeunes. Mais le plus stupide dans tout cela c'est que ce collège se trouvait à côté de nous et que les enseignants malgré nos appels du pied, n'ont jamais jugé bon de travailler de concert... J'en déduis moi, petit travailleur social, que l'institution est à refondre, mais que les mentalités des enseignants devraient également évoluer...
il est intéressent
il est jolie !!!!!!!!!
je tassur
je vois que vous faites paraître une pub pour votre blog sur le site note2be.com
je le déplore et ce n'est pas à votre honneur
ce site, non seulement condamné par le ministre de l'éducation nationale, les professeurs, de nombreux parents, élèves et étudiants, mais aussi par la Cnil et la justice, est largement sujet à caution
pour information, vous devriez consulter le site http://contrenote2be.unblog.fr/
et retirer cette pub